La Gazette des Marchés Publics
    

 [ Accueil ]  [ L'actu des Marchés Publics ]  [ La FAQ des Marchés Publics ]  [ Les n° de La Gazette ]
[ Nous contacter ] 

[ Accès au glossaire ]

La signature électronique, votre signature sur internet

La signature électronique, clé de voûte des échanges sécurisée sur Internet est encadrée par la loi du 13 mars 2000 qui donne, à l'écrit signé électroniquement, la même valeur juridique qu’un papier signé manuellement : '
La signature électronique est admise en preuve au même titre que l’écrit sur support papier' (article 1316-1 du 13 mars 2000).
    
Un bref aperçu de l'histoire de la signature dans le temps va vous permettre de mieux comprendre ce que l'usage de la signature électronique va pouvoir apporter dans votre gestion et votre organisation au quotidien, que ce soit dans le secteur privé ou dans le secteur public, voir à titre personnel.



Signer, une histoire vieille comme le monde
    
De Lascaux à la Grèce Antique, pendant des siècles la signature a essentiellement été utilisée pour identifier l’auteur d’un ouvrage ou d’un écrit.
    
Avec la structuration des sociétés anciennes (Mésopotamie, Egypte, …), les autorités ont rencontré le besoin de communiquer avec leurs administrations, c’est alors que la signature a acquis une valeur juridique.
    
Le développement des échanges commerciaux internationaux, dès le XVIème siècle, avec la création de la lettre de change, a donné à la signature un caractère juridique plus ‘universel’.


Passer du monde réel au monde virtuel
    
A l’heure de l’informatique et d’Internet, l’homme a besoin d’un outil qui doit répondre aux mêmes critères que la signature manuscrite, qui lui est personnel, qui l'authentifie clairement et l'engage par rapport au contenu de l’acte signé.
    
C'est pour cela que la signature, identification utilisée depuis la nuit des temps par l’homme, et la technique informatique ont été rapprochées par les législateurs européens et français, qui, en conférant à la signature électronique la même valeur légale que la signature manuscrite, a ouvert la voie aux échanges électroniques sécurisés à valeur juridique certaine.


La cryptographie ou l'art de protéger l’écrit
    
Cryptologie, voici un mot 'barbare' dont je vais vous raconter son histoire ...
    
Dans l'Egypte ancienne, la société devenant de plus en plus structurée il est devenu nécessaire de ‘confidentialiser’ certaines informations que les autorités souhaitaient transmettent. C'est ainsi que le cryptage est né.
    
Puis Jules César, grand communicateur et adepte de l'espionnage, va mettre au point une technique pour pouvoir communiquer des ordres sans qu'ils puissent être compris par tout autre que le destinataire.
    
C'est la technique de la substitution. Cette technique, utilisée pour la première fois lors de la guerre des Gaules, consiste à remplacer chaque lettre de l’alphabet par une autre, ainsi, par exemple, le A devient H, le B devient Z, … Le décryptage se réalise simplement en effectuant l’opération inverse.


Les limites de la substitution ...
    
La technique de substitution va vite trouver sa limite et les spécialistes vont alors développer des solutions de cryptage basées sur un algorithme et une clé pour chiffrer et déchiffrer.
    
Mais cette technique pose également plusieurs problématiques et, si l’on veut dialoguer de manière sûre entre N personnes, il faut une clé par binôme, soit de l’ordre de N x N clés, ce qui peut vite devenir ingérable.
    
De plus il faut distribuer les clés par des voies sûres, sans écoute ni modification possible et il est nécessaire de donner N clés à chaque nouvel entrant.
    
On voit tout de suite les limites d'un tel système ...


Cryptographie et informatique
    
Avec le développement de l’informatique, à partir de 1976, on développe une nouvelle méthode, la cryptographie à clés asymétriques qui, pour signer un message électronique, va utiliser une bi-clé contenant une clé publique et une clé privée, c'est la technologie dite de la bi-clé.
    
Solution technique fiable et éprouvée, inviolée à ce jour, le législateur va en faire un composant de la signature électronique.
    
Un environnement juridique fort et une technologie basée sur un procédé cryptographique fiable et éprouvée vont permettre de satisfaire aux critères fondamentaux de la signature manuscrite, la signature électronique est donc la conjonction de ces deux éléments indissociables, une technologie standardisée et une législation unique en Europe.
    
On voit tout de suite les avantages d'une telle technologie ...

La suite de cet article vous est accessible en cliquant ici.

© 2011 - Gilles de Chezelles
L'auteur, Gilles de Chezelles, met à votre disposition son savoir-faire et son expertise des approches et des démarches de confiance à travers son entreprise GdC Consultant.© ( www.gdc-consultant.ch ), sa plate-forme de dématérialisation des marchés publics E-Jal.© ( www.e-jal.com ) ainsi que de sa galerie d'échange Private Patent.© pour les projets innovants (www.privatepatent.com ).

              
<<   Article précédant
                     < Liste des articles >                     Article suivant  >>

La Gazette des Marchés Publics est une publication des Editions de la Gazette, premier groupe de e-presse publiant des magazines électroniques gratuits, elle peut être librement diffusée, n’hésitez donc pas à communiquer les liens permettant de la consulter et/ou de la télécharger.

© 2010 - 2018    La Gazette des Marchés Publics           Mentions légales